- Mon four est-il couvert s'il tombe en panne ?
- Pas automatiquement. L'incendie et le vol relèvent de la multirisque, mais une panne interne suppose une garantie bris de machine, qui se souscrit à part dans de nombreux contrats. Vérifiez trois points : la liste des appareils désignés, l'exclusion d'usure et de défaut d'entretien, et le mode d'indemnisation, en valeur à neuf ou vétusté déduite.
- La marchandise perdue en chambre froide est-elle indemnisée ?
- Selon les contrats, oui, via une garantie dédiée aux denrées en froid, le plus souvent optionnelle. Elle vise en général la panne accidentelle du groupe et la coupure d'électricité au-delà d'une durée minimale. Le plafond retenu peut être atteint rapidement quand on stocke du beurre de tourage et du chocolat de couverture : chiffrez votre stock réel avant de fixer le montant garanti.
- Comment l'assurance traite-t-elle le sujet des allergènes ?
- L'obligation d'information sur les quatorze allergènes à déclaration obligatoire s'applique aussi aux produits vendus non préemballés au comptoir. Un contrat d'assurance n'exonère pas de cette obligation réglementaire : il intervient en aval, par la responsabilité civile professionnelle, si un client subit un dommage et met en cause la boulangerie. Une traçabilité écrite des recettes, de l'étiquetage et des procédures de nettoyage pèse lourd dans l'instruction du dossier en cas de mise en cause.
- Le véhicule de livraison est-il couvert par le contrat de la boulangerie ?
- Non. Un véhicule terrestre à moteur relève d'un contrat automobile distinct, obligatoire au titre de l'article L. 211-1 du code des assurances, avec un usage professionnel à déclarer : une tournée quotidienne chez des revendeurs n'est pas un usage privé. Et la responsabilité civile automobile indemnise les tiers, pas les marchandises que vous transportez pour votre propre compte. Si une pièce montée est détruite pendant le trajet, cela suppose une garantie spécifique, à examiner séparément.
- Quelle convention collective pour la mutuelle et la prévoyance ?
- Une boulangerie-pâtisserie artisanale relève en principe de la convention de la boulangerie-pâtisserie (entreprises artisanales), IDCC 843, et la pâtisserie de l'IDCC 1267 : pas de la convention HCR, IDCC 1979, sauf activité de restauration sur place suffisamment caractérisée. C'est la convention applicable qui fixe les garanties minimales de prévoyance. La complémentaire santé collective, elle, est obligatoire pour tout employeur du secteur privé depuis le 1er janvier 2016, en application de l'article L. 911-7 du code de la sécurité sociale issu de l'ANI du 11 janvier 2013. La convention réellement applicable se détermine par l'activité principale de l'entreprise : à vérifier au cas par cas.